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Méthode

🧮 LOPA

Layer Of Protection Analysis — l'évaluation semi-quantitative du risque par comptage des couches de protection indépendantes entre une cause et un événement redouté.

1Qu'est-ce que la LOPA

La LOPA (Layer Of Protection Analysis) est une méthode semi-quantitative qui calcule la fréquence résiduelle d'un scénario accidentel en multipliant la fréquence de l'événement initiateur par la probabilité de défaillance (PFD) de chaque couche de protection indépendante (IPL) interposée entre la cause et la conséquence : f_résiduelle = f_initiatrice × ∏ PFD(IPL).

Elle se positionne entre l'HAZOP qualitative (qui identifie les scénarios) et une analyse quantifiée complète : assez rigoureuse pour justifier un niveau de risque chiffré, assez rapide pour être appliquée à de nombreux scénarios issus d'une HAZOP.

Une IPL doit être indépendante des autres couches et de la cause initiatrice, fiable (PFD documentée) et auditable — une mesure qui ne remplit pas ces trois critères ne compte pas comme IPL dans le calcul.

2Étapes de la méthode

  1. Partir d'un scénario issu d'une HAZOP ou d'une APR : événement initiateur → conséquence.
  2. Estimer la fréquence de l'événement initiateur (par an), à partir de données génériques ou de retour d'expérience.
  3. Identifier les couches de protection indépendantes (IPL) réellement interposées (sécurité instrumentée, soupape, détection + intervention humaine qualifiée…).
  4. Affecter une PFD (probabilité de défaillance à la sollicitation) à chaque IPL.
  5. Appliquer les facteurs conditionnels et modificateurs (CCPS) si pertinents — probabilité de présence humaine, d'ignition, etc.
  6. Calculer la fréquence résiduelle et la comparer au critère de risque acceptable de l'organisation.
  7. Si insuffisant, ajouter ou renforcer une IPL et recalculer.
Deux IPL indépendantes valent largement mieux qu'une seule très fiable — la défaillance en mode commun (ex. même capteur, même alimentation électrique) est le piège le plus fréquent à vérifier avant de compter deux couches comme réellement indépendantes.

3Exemple traité avec EasyRisk

Section à compléter — exemple pas à pas (ex. scénario de surpression avec soupape + instrumentation de sécurité) avec captures d'écran EasyRisk Suite, calcul de la fréquence résiduelle.

4Erreurs fréquentes

ErreurPourquoi ça pose problème
Compter une mesure de prévention comme IPLUne mesure qui agit avant l'événement initiateur (réduit sa fréquence) n'est pas une IPL — une IPL agit après, pour empêcher la cause de dégénérer en conséquence.
Ignorer les modes communs de défaillanceDeux couches partageant un même capteur, une même alimentation ou une même cause d'origine ne sont pas indépendantes — leurs PFD ne se multiplient pas valablement.
Sur-valoriser l'intervention humaineUne action opérateur ne compte comme IPL fiable que si le temps de détection/réaction est démontré compatible avec la cinétique du scénario, avec une procédure et une formation documentées.

5Pour aller plus loin