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Bonnes pratiques

⚠ Erreurs fréquentes

Les pièges les plus courants observés dans les analyses EBIOS RM, atelier par atelier.

1Erreurs transverses

ErreurPourquoi ça pose problème
Confondre événement redouté et scénarioL'événement redouté décrit un impact (« perte de confidentialité des données clients »), pas un mode opératoire — le mode opératoire vient en ateliers 3 et 4.
Vouloir être exhaustifEBIOS RM privilégie une approche efficace plutôt qu'exhaustive — un document trop long, qui traite tous les cas de figure, finit rarement lu et exploité.
Improviser une échelle au moment où on en a besoinLes échelles (gravité, vraisemblance) doivent être définies en amont, avec plusieurs parties prenantes, pour éviter une vision biaisée par un seul métier.
Confondre méthode et normeEBIOS RM n'est pas une norme mais une méthode qui applique le modèle de l'ISO 27005:2022 — voir la comparaison détaillée.

2Atelier 1 — Cadrage & socle

ErreurPourquoi ça pose problème
Vouloir cartographier tout le SIL'atelier 1 n'est pas une démarche de cartographie exhaustive — 5 à 10 valeurs métier et une description macro des biens supports suffisent généralement.
Sauter la matrice RACISans rôles et responsabilités formalisés dès l'activité 1-1, les directions métier restent en retrait alors qu'elles doivent être partie prenante de l'analyse.
Oublier de coter les événements redoutésSans gravité associée, impossible de prioriser plus tard les scénarios à l'atelier 5 — la gravité se transmet tout au long de la chaîne.

3Atelier 2 — Sources de risque

ErreurPourquoi ça pose problème
Retenir trop de couples SR/OVUne liste exhaustive mais superficielle est moins utile qu'un nombre restreint de couples bien qualifiés, réellement développés ensuite en scénarios.
Laisser un objectif visé générique« Espionnage » ne suffit pas — il faut le contextualiser (« vol de l'information X ») pour qu'il pointe vers une valeur métier précise et des biens supports identifiables en atelier 4.

4Atelier 3 — Scénarios stratégiques

ErreurPourquoi ça pose problème
Sauter l'écosystèmeBeaucoup d'attaques réussies passent par un prestataire ou un fournisseur peu mature — ignorer l'écosystème revient à ignorer le vecteur le plus probable.
Ne considérer que les chemins directsUn scénario stratégique peut être constitué de plusieurs chemins d'attaque alternatifs, parfois plus vraisemblables via une partie prenante que frontalement.

5Atelier 4 — Scénarios opérationnels

ErreurPourquoi ça pose problème
Sur-détailler les scénarios opérationnelsLe niveau de détail façon MITRE ATT&CK est utile pour objectiver la vraisemblance en atelier, mais noierait le rapport final — garder une synthèse lisible pour les décideurs.
Travailler sans architecte SI autour de la tableSans expertise technique, difficile d'évaluer la faisabilité réelle d'un chemin d'attaque sur les biens supports concernés.

6Atelier 5 — Traitement

ErreurPourquoi ça pose problème
Ne pas faire valider l'acceptation d'un risqueUn risque accepté doit être une décision formelle et documentée du responsable désigné, pas un oubli silencieux du plan de traitement.
Penser que le risque résiduel est nulLes mesures de sécurité ne font généralement baisser que la vraisemblance, pas la gravité — un risque résiduel subsiste presque toujours.
Ne pas dater le suiviSans comité de suivi SSI périodique et sans cadre de déclenchement des cycles, l'analyse devient une photo figée qui se périme vite.