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Exemple traité

🖥 Un cas concret dans EasyRisk Suite

Les captures ci-dessous proviennent du projet de démonstration EBIOS RM d'EasyRisk Suite — un CHU fictif (« CHU de Démoville ») dans le cadre d'une homologation SI. Elles montrent comment les 5 ateliers se traduisent concrètement dans l'outil, avec des données réalistes du bout en bout.

1Le cas : CHU de Démoville

Objectif de l'étude : homologation de sécurité du système d'information clinique dans le cadre de la certification HDS (Hébergement de Données de Santé) et de la mise en conformité NIS2. Périmètre limité au SI clinique (DPI, PACS, LAB), budget de 6 mois avec un RSSI externe, échéance de certification HDS fixée à décembre. Hypothèses retenues : sauvegardes quotidiennes opérationnelles, hébergeur cloud certifié HDS niveau 2, DPI et PACS hébergés dans le datacenter du CHU.

Atelier 1.1 — Contexte de l'étude dans EasyRisk Suite
Atelier 1.1 — Contexte de l'étude : objectif, contraintes, hypothèses, et choix du mode d'approche (rapide / intermédiaire / complète).
Avant de saisir quoi que ce soit dans l'outil, une fiche de cadrage pré-remplie facilite grandement l'atelier 1 — voir les fiches de cadrage EBIOS RM plus bas.

2Atelier 1 — Biens essentiels

Deux missions ont été retenues : Prise en charge des patients (valeurs métier : données de santé patients — DPI, continuité des soins 24h/24 ; biens supports : Dossier Patient Informatisé, PACS — archivage imagerie, réseau LAN clinique, annuaire LDAP/Active Directory) et Gestion administrative et RH (données RH et paie de 2 500 agents).

Atelier 1.2 — Missions, valeurs métier et biens supports
Atelier 1.2 — Missions, valeurs métier et biens supports, présentés en matrice croisée.

3Atelier 2 — Sources de risque

4 couples SR/OV ont été retenus sur les 6 envisagés : cybercriminel organisé visant l'extorsion financière (ransomware) et l'espionnage/vol de données, État étranger visant l'espionnage, et deux couples secondaires (employé malveillant, prestataire malveillant) mis sous surveillance sans être développés plus loin.

Atelier 2.1 — Couples sources de risque / objectifs visés
Atelier 2.1 — Couples SR/OV, avec leur niveau de pertinence (élevé / moyen / faible) et le nombre retenu pour la suite.

4Atelier 3 — Écosystème et scénarios stratégiques

La cartographie de l'écosystème fait ressortir l'hébergeur cloud HDS comme partie prenante la plus critique (dépendance 4/4, pénétration 4/4, maturité cyber 4/4 — en zone d'alerte sur le radar), suivi de l'éditeur DPI (dépendance et pénétration fortes, maturité cyber plus faible).

Atelier 3.1 — Radar de criticité des parties prenantes
Atelier 3.1 — Table et radar de criticité des parties prenantes de l'écosystème (dépendance, pénétration, maturité).

Trois scénarios stratégiques en découlent, chacun avec un ou plusieurs chemins d'attaque :

#Source → ObjectifChemin d'attaqueGravité
S1Cybercriminel organisé → Extorsion financièreCompromission de la chaîne de mise à jour du DPI (éditeur) pour déployer un ransomware via GPO ; ou phishing ciblé sur un administrateur DSI4 — Critique
S2Cybercriminel organisé → Espionnage / vol de donnéesExfiltration via l'hébergeur cloud HDS compromis3 — Grave
S3État étranger → Espionnage / vol de donnéesAPT ciblant les données de recherche génomique, intrusion longue durée non détectée3 — Grave
Atelier 3.2 — Scénarios stratégiques en tableau
Atelier 3.2 — Vue tableau : sources de risque, parties prenantes, chemins d'attaque et événements redoutés liés.

5Atelier 4 — Scénarios opérationnels

Les scénarios stratégiques S1 et S2 sont déclinés en deux scénarios opérationnels : un ransomware via phishing ciblé sur le DPI et le PACS (gravité critique), et une exfiltration de données patients via l'éditeur DPI compromis, en s'appuyant sur l'hébergeur cloud HDS (Azure Santé) comme partie prenante du chemin d'attaque (gravité grave).

Atelier 4.2 — Évaluation de la vraisemblance des scénarios opérationnels
Atelier 4.2 — Scénarios opérationnels avec leur référence au scénario stratégique, la source de risque, la gravité héritée et la vraisemblance à évaluer.

6Atelier 5 — Traitement et pilotage

4 risques sont positionnés sur la matrice gravité × vraisemblance. Le ransomware DPI/PACS via phishing DSI ressort en critique et fait l'objet d'une stratégie de réduction, tout comme l'exfiltration de données patients et l'espionnage des données génomiques (tous deux modérés). L'indisponibilité du PACS par panne de l'imagerie médicale, jugée modérée mais peu probable, est en revanche acceptée en l'état.

Atelier 5.2 — Matrice et stratégie de traitement des risques
Atelier 5.2 — Matrice gravité/vraisemblance et stratégie retenue pour chaque risque.
Pilotage des risques — suivi des mesures et tableau de bord
Module Pilotage — suivi consolidé des mesures (PACD, ateliers, registre autonome) et tableau de bord des KPI de sécurité.

7Le rapport EBIOS RM

Toutes les données saisies dans les 5 ateliers sont injectées automatiquement dans un document Word complet (et un export Excel structuré), régénérable à tout moment de l'étude — pas seulement à la fin.

Génération du rapport EBIOS RM
Export du rapport EBIOS RM au format Word et Excel, avec les diagrammes générés automatiquement.

8Aller plus loin

Pour préparer les données avant de les saisir dans EasyRisk, deux fiches de cadrage pré-formatées (à copier-coller dans l'assistant IA d'EasyRisk ou à remplir à la main) sont disponibles dans le wiki produit :

Pour un pas-à-pas complet à l'intérieur du produit, écran par écran, dans l'ordre où vous remplirez réellement chaque atelier : Tutoriel EasyRisk — Module EBIOS RM.